L’ostéoporose, une maladie silencieuse

De nombreuses femmes vivent avec la cyphose (leur dos est voûté). Certaines d’entre elles sont juste victimes de l’âge mais d’autres sont atteintes d’ostéoporose sans le savoir.

Une maladie silencieuse

L’ostéoporose est vicieuse et progresse en silence jusqu’à la première fracture. Autour de 55 ans c’est le poignet qui est le premier touché puis les vertèbres vers 65 ans et enfin le col du fémur vers 70 ans.

La cascade fracturaire

Si la maladie est installée depuis longtemps, elle a eu le temps de progresser à travers tous les os du squelette et provoquera ainsi une « cascade fracturaire« . C’est un phénomène qui survient sur un squelette trop appauvri en densité osseuse, rendu vulnérable aux multiples fractures.
Après une fracture vertébrale due à l’ostéoporose, une femme sur quatre fait une rechute et se fracture à nouveau dans l’année qui suit.

Risque d’isolement

Il est préférable de passer des examens préventifs surtout lorsqu’il existe des antécédents familiaux afin de repousser l’arrivée de l’ostéoporose. Ces examens sont vivement recommandés pour une personnes âgée vivant seule sur laquelle une fracture aurait un impact très lourd. Certaines fractures immobilisent psychologiquement (par peur de la rechute) ou physiquement de nombreux patients.

En France, malgré la mise en place de dépistage prise en charge par l’assurance maladie, on dénombre encore jusqu’à 70.000 cas de fractures vertébrales par an. Dans deux tiers des cas, elles passent pour des fractures classiques alors qu’elles sont directement liées à une ostéoporose diagnostiquée à un stade déjà trop sévère.
Quand le diagnostique se fait trop attendre, plusieurs vertèbres sont déjà atteintes et la récupération ne sera pas totale malgré les traitements.